Tout savoir sur la marqueterie ! Une histoire d'art avec le Marquis de Bérangose

La marqueterie, cette typique technique ancestrale a su traverser plusieurs âges avant de refaire surface dans notre monde d’aujourd’hui. Dans cet article, le Marquis de Bérangose nous livre un concentré de plusieurs informations pertinentes sur l’histoire, la définition concrète et les formes les plus méconnues de cet art.

La marqueterie selon le marquis de Bérangose !

La marqueterie a été durant plusieurs siècles un art singulier, mais aujourd’hui elle reste un savoir-faire uniquement réservé aux ébénistes.

C’est une technique qui permet d’orner un mobilier au moyen des fragments de plusieurs matières, notamment l’ébène, le métal et l’écaille dans le but d’obtenir des effets géométriques ou figuratifs.

Frôlant à peine l’incrustation, elle s’applique à toutes les formes de mobilier (basse ou haute) et s’est présentée sous différentes appellations selon les différentes régions du monde, et ceci depuis l’Antiquité.

En italien par exemple, le mot « intarsio » est utilisé pour désigner les différentes techniques de marqueterie, d’incrustation de même que les différentes versions de cette dernière. Au Moyen Âge, le terme « tarsia » englobait non seulement la marqueterie de bois, mais aussi la mosaïque en marbre et celle en pierre.

Le marquis de Bérangose, deux types de marqueterie les plus méconnus

On distingue certes plusieurs types de marqueterie :

– la marqueterie Spindler ; 
– la marqueterie syrienne ;
– la marqueterie de paille ; 
– la marqueterie Gauthier-Vermeulen ;
– le yosegizaiku.


Néanmoins, les deux dernières d’un éclat hors pair demeurent très méconnues du grand public. Focus donc sur ces deux spécialités de marqueterie !

La marqueterie de paille

Venue tout droit d’Orient, la marqueterie de paille est faite notamment avec du seigle et du blé. Elle demeure très prisée pour sa brillance et sa robustesse.

La particularité de ce type de marqueterie réside dans le fait qu’il nécessite un temps fou puisqu’il se réalise exclusivement à la main. L’artisan marqueteur de paille n’utilise aucune machine ; il se contente de quelques outils couplés avec une bonne dose de patience et de concentration.

Au moyen d’un scalpel, le marqueteur de paille commence par fendre la paille dans le sens de la longueur, puis il l’aplatit en se servant d’un fer chaud ou d’un marteau à plaquer. La paille est ensuite lissée et rendue souple.

Le marqueteur se charge ensuite de former son motif avec les fêlures de paille avant de le coller avec une colle plastique diluée sur le meuble destiné à cette fin. Une fois la disposition faite et les surplus de colle retirés, le marqueteur applique une touche de vernis là-dessus afin de le rendre imperméable et plus brillant.

La marqueterie japonaise ou le yosegizaiku

Ce savoir-faire traditionnel originaire d’Hakone a fait son apparition au Japon, plus précisément à la fin de la période Édo partant de 1603 jusqu’en 1867. C’est une technique japonaise certes complexe, mais très singulière qui utilise les motifs des broderies du kimono traditionnel et qui nécessite une extrême concentration.

Pour matérialiser le « yosegizaiku », l’artisan découpe avec finesse chaque pièce de bois puis les assemble par collage dans le but de former ses motifs. Ceux-ci subissent ensuite différents traitements très complexes à expliquer avant l’obtention de la marqueterie.

La beauté que dégage cette marqueterie découle essentiellement des différentes essences d’arbres utilisées durant sa réalisation, notamment le cèdre chinois, le Katsura et le noyer d’Amérique.